( 18 avril, 2010 )

Et pourtant…

Et pourtant…

 

Et pourtant je ne me sens pas dans le passé

J’ai juste l’impression de tracer ma route

Avec un manque… et des regrets sans doute

Dans la raison que je ne cesse de forger

 

Qui forme cette armur que je n’ose habiter

Et qui occulte certaines de mes idées

Celles du retour en arrière incompris

Que je voudrais comprendre et qui pourtant sourit

 

Difficile de suivre mes utopies

Volonté de vie, poursuite de mes envies

Le célibat est pour l’homme une liberté

Mais j’ai la tête trop pleine pour y gouter

 

Mon corps insoumis n’est pas juste fait de bois

Je jaillis de l’ornière, trace mon destin

Dépasse le fossé qui s’ouvre entre elle et moi

J’entends encor le serein dans l’air du matin

 

Plénitude de vie arrachée du support

Epave de barque qui voulait perdurer

Dans l’espoir d’arriver dans le meilleur des port

Celui du bonheur auprès de l’être aimé

 

Triste consolation de se savoir vivant

Car pour recommencer ce chemin fatiguant

Découverte de l’illusion des autres

Masques de majorettes qu’il faut fair notre

 

De mon âme meurtrie nait un simple désir

Celui de l’oublie mais sans en voir l’avenir

Quel paradoxe pour un si petit être

Aurait-il fallu que j’évite de naître?

 

Mais je me rassure en essuyant mes larmes

De ma démesure se forme une lame

Celle de me suffir seul pour voir sur mon pic

La vague du monde, charge héroïque

 

Qui veut de mon domaine manger la pensée

Et pourtant au fond, je reste un poète né

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 17 avril, 2010 )

Fond égoïste

Fond égoïste

 

Au coeur de la pierre, une perle de nuit

Chaque jour se serre dans les affres de peur

Intimité d’ombre lieu de sombre chaleur

Qui suinte de la chair, espoir de cher qui luit

 

Sentiment usurpé dans le noir des envies

Pour devenir huppé quand se lève le jour

Hors de ce tombeau git le masque d’une tour

Egoïsme qui surgit se transforme en survie

 

A la vue de chacun se dresse ce bilan

Qui peut tendre la main en desserrant les dents

Vaste interrogation sur la force du don

 

Dans un noir empire, solitude règne

Toi qui renie l’ire alors tu saignes

Pauvre déclamation lorsque tu sens les fonds

 

Talengar, poète à ses heures perdues
 

 

 

( 16 avril, 2010 )

Muse noire

Muse noire

 

Lame de roseau, anche des vagues

Lance tes rouleaux, jette tes dagues

Que naisse le son du fond de la mer

Dans des vibrations du bout du nos nerfs

 

Tube d’ébène, silo de note

Offre tes veines noire dévote

Que vivent les tons venus des tripes

Dans l’exaltation usent les lippes

 

Le bois est obscur, de clair vient son nom

D’un noir murmure éclaire ce démon

Instrument des vents, Apollon des cieux

 

Monte tes évents, plonge chez les dieux

Libre sensation de qui fait sien

L’interprétation d’un ballet marin

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 16 avril, 2010 )

Répondeur

Répondeur

 

Bonjour je suis absent, rappelez-moi plus tard

Drôle de message, répétition d’un nom

Tourner alors la page, c’est devenu un art

De faire bouillir le sang sans la grâce d’un non

 

Je ne peux répondre, je vous rappellerai

La phrase banale, le mensonge parfait

Personne ne dit mal, ou se situe l’arrêt

Bêtise de pondre un beau texte tout fait

 

Parlez après le bip, s’y plier de suite

Sans interlocuteur pour notre pauvre voix

Ou est passé le type a-t-il pris la fuite

 

Pour vous réécoutez, tapez sur la touche un

Plus besoin d’écouteur, chacun reprend sa voie

Dans la vie d’à côté, l’intrusion perd la main

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 15 avril, 2010 )

Couleurs fauves

 Couleurs fauves

 

Firmament de couleur, toile pour les fauves

Voile perd tes douleurs pour resplendir au clair

Voute lumineuse tamise les mauves

Touche butineuse de baiser en éclair

 

Effet imaginaire ou lueur qui sauve

Guide l’éphémère comme un phare un bateau

Arc-en ciel qui relie, la terre des pauvres

Aux cieux du paradis ou rêvent tous nos mots

 

Tableau impressioniste ou se coule le pas

D’un maitre illusioniste au manteau de talent

Passage d’artiste d’une vie à trépas

 

Lorsque le flou glisse sur la patte miaulant

D’un félin écorché par les traits d’ici-bas

Après s’être accroché aux astres défilants

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 14 avril, 2010 )

Entre-deux monde

Entre-deux monde

 

Une feuille blanche, des idées brumeuses

Une encre invisible, un être transparent

Plume indivisible de l’âme fumeuse

Lorsque le trait tranche  l’héritage parent

 

Une page d’arbre, un voile d’idéal

Une sève d’enfant, spectre millénaire

Ecrit sur les sarments d’une vigne féale

Quand un coup de sabre sépare les paires

 

Déchirure fatale étouffée sous les mots

Blessure létale, serment qui se finit

Au-delà de la chair, rupture qui trahit

 

Lavement de la mer suture de nos maux

Dénature le mal qui attaque en dénie

L’union de mes vers contre un vers qui hait

 

Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 7 avril, 2010 )

Ecrin de verdure

Ecrin de verdure

 

Naissante nature parée de cent attraits

Enclos immature habit de farfadet

Rejoins l’oeuvre mûre, esquissé en un trait

Sylvestre parure offerte aux cadets

 

Jeunesse itinérante invite au voyage

Alchimie errante qui sort de sa cage

Magie odorante du parfum sauvage

Qui ouvre l’amante à l’ultime partage

 

Vierge cueillette pour un calice pur

Petite cachette d’un aventurier dur

D’un temple honoré, sacrifice sanglant

 

Découvre enivrée dans le bonheur d’un champs

L’éclosion secrète de derrière le mur

Celle de l’éprouvée femme le devenant

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 2 avril, 2010 )

Dans un sourire

  Dans un sourire

 

Un éclat de rire, un brin de bonne humeur

Un instant de perdu sur un temps de malheur

Tristesse va mourir dans le giron amer

Dans ce coeur distendu que certain nomme hiver

 

Dans un beau sourire nait un début d’ami

Simple en légèreté d’un baume qui guérit

Tendresse vient courir sur les chemins printaniers

De mes yeux embués par des larmes déliées

 

Comme livre ouvert à la page sentiment

Je suis à découvert devant mes changements

Miraculeux onguent, fiole de charlatan

 

Je crois à ma vision pour devenir aimant

Il faut en rencontrant rester soi au présent

Naturelles missions des journées de printemps

 

Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 31 mars, 2010 )

Contre vent et durée

  Contre vent et durée

 

Les ailes du vent me poussent sur le Zéphyr

Dans un voyage sur un nuage éthéré

Je découvre les couleurs d’un ciel saphyr

Paradis cotonneux pour ouate atterré

 

Les ailes du temps me poussent sur les menhirs

Dans une énigme pour le sage illuminé

Je trouve le bonheur d’une terre à bénir

Paradis poussiéreux pour ovate aéré

 

Emporté dans la spirale des éléments

Je m’extasie devant les instances de vie

User de tous mes sens dans un contre-courant

 

Pour faire fleurir mes vers dans la poésie

Offrir à chacun l’instant qui semble manquant

Perçois la brise qui susurre, reste ici

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 31 mars, 2010 )

Incertitude

Incertitude

 

La grêle glisse, le ciel est lisse

Pavillon  hisse drapeau-malice

D’un temps incertain en vents opportuns

Plus aucun devin ne voit le divin

C’est le printemps roi du changement

Pays de l’art tissant qui va poétisant

 

Talengar, poète à ses heures perdues

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