( 31 mai, 2010 )

Chaleur primordiale

 Chaleur primordiale

 

Le soleil se couche mais sa chaleur est là

Car l’astre nous douche de rayons de magma

La température monte vers les hauteur

Des fauves cambrures de ce dieu de moiteur

 

Le feu se transforme dans cette atmosphère

Il devient fluide et déclare la guerre

A toutes les formes qui transpirent en eau

Sueur chaude et acide, reste de fardeau

 

Passionnante lueur qui danse sous ta peau

Entêtantes odeurs de sable et de plage

Qui courent sur ton corps auréolé de Beau

 

Lorsqu’avec ta saveur tu graves l’image

De l’effet de l’essor qui lève le rideau

Sélénite bonheur sur ton frais visage

 

Talengar, poète à ses heures perdues

 

 

( 31 mai, 2010 )

Douche magique

Douche magique

 

Ruissellement du jet qui irradie la peau

Un parfum de bleuet jaillit sous cet assaut

Bouquet de lavande dans l’odeur du jasmin

Senteur de l’amande dans le meilleur des bains

 

Manteau aquatique qui entoure le corps

D’un aura mystique propre à ce liquide

Sublime renouveau par la petite mort

Dans l’élément de l’eau qui reste limpide

 

Onde sans message tu es là, tu laves

Dans la grâce sage du repos du brave

Qui s’abandonne en toi, mer de renaissance

 

Vapeur d’un massage, sans visage hâve

La douceur sous mon toit lie la transparence

Dans le jeu de mes doigts avec l’apparence

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 29 mai, 2010 )

Aux ténébreux habitants

Aux ténébreux habitants

 

Contour dans le brouillard qui hante nos tourments

Illusion, souvenirs en vampires gourmands

Qui  plantent l’étendard sur notre coeur conquis

Alors que l’avenir bat un rythme, exquis

 

Détour pour le trouillard qui vide nos serments

Dérision et martyr d’un fantôme savant

Qui relance ses dards, profondeur de l’esprit

Lorsque le devenir s’envole vers l’ami

 

Retour vers le Midgar qui joue de nos errements

Décision de partir et choix d’un revenant

Qui lance sans égard sa cruelle infamie

Bien que pour le tenir il faille l’insomnie

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 28 mai, 2010 )

Conte du soir

 Conte du soir

 

Dans le cours d’un fleuve, les flots se baladent

Paroles de conteur qui joue sur la vague

Ou les mots se meuvent dans ma sérénade

Sous cet astre aguicheur qui sert de varangue

 

Navire retrouvé sur le chemin du port

Ou pauvre baladin perdu dans sa chanson

Je peux imaginer être dans ses deux sorts

Lorsque grand paladin je pourfend l’horizon

 

Compte de princesse siphonné sans égard

Trop plein de tendresse pour les pauvres vénards

Ils perdent leurs miettes pour un si bel être

Etoile si nette d’un ciel en fenêtre

 

Talengar, poète à ses heures perdues
 

( 26 mai, 2010 )

Chant d’éveil

Chant d’éveil

 

Fertile humidité de la terre-mère

Eveillée d’une bise emportée par le vent

Calme et insoumise nature de l’ère

Qui dans sa nudité jouit de l’événement

 

Dans le désir mouillé par la soif d’un père

Déporte la brise dans les fonds de ton champs

Sourde et incomprise habitante de serre

Qui sort de son verger libre de châtiment

 

La culpabilité veut actionner son fer

Lorsque vitalité  résonne avec plaisant

Car devenir berger demande à notre enfer

 

De sortir de l’emprise envolée vers l’amant

Notre chaînes se brise enterrée dans la mer

La décision est prise achever le printemps

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 21 mai, 2010 )

Ode de terre

Ode de terre

 

La nature couvre le monde de senteur

Lorsque le nez s’ouvre, recueille ses douceurs

Dans la joie de la panse enthousiasme ravi

Par l’appel de nos sens, nous venons à la vie

 

L’homme se retrouve au-delà de sa peur

Lorsqu’il se découvre, accueilli en son coeur

Par le cri de son sang, hurlement des vivants

Qui regagne son rang dans la trame d’antan

 

Rester grain de sable dans cette symphonie

Donne de l’étable sa divine harmonie

Note sans puissance qui devient point d’orgue

 

Oublie nos errances menant à la morgue

D’un humble hochement la tête s’envola

Vers l’émerveillement d’une vision de Gaia

 

Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 17 mai, 2010 )

Reflet d’ego

 Reflet d’ego

 

Dans les sphères d’en-haut flotte la réflexion

Comme esprit supérieur fait de délectation

Solitude intello perdu dans son orgueil

D’un retour ultérieur vers l’autre et son accueil

 

Dans le monde d’en-bas gisent nos sentiments

Attachés à la chair par des lambeaux vivants

Dans l’instinct du combat d’être dans un groupe

Avec l’idéal clair d’avoir le vent en poupe

 

Devenir le chemin de sa destination

Avenir et destin croisée des sans nations

Futur de l’incertain qui vit dans ses passions

 

Régal donc la troupe ou l’onde tragique

Donne l’effet loupe comme l’eau magique

Qui remplit ma coupe d’amertume antique

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 11 mai, 2010 )

Rencontre nocturne

 Rencontre nocturne

 

Dans un bus de nuit, bercé par les cahots

Je découvre en un bruit une nouvelle voie

Chemin qui sans le train se transforme en chaos

Senteur d’arrière-train, exploration sans voix

 

Dans le bus qui suit, glissé dans un cachot

Je repère la suie qui vient d’un autre temps

Destin qui semble vain mais de plus en plus chaud

Comme la lie du vin exhalaison du taon

 

Dans ce bus qui luit, versé dans la magie

Je retrouve celui qui tisse mon présent

Auréole d’un saint, lumière qui agit

Dans la courbe d’un sein caresse mon présent

 

Dans mon bus de buis, rêvé par un marmot

Je crée le devenir par la grâce du sang

Tel Eole détruit, ouragon en un mot

Le vert fait revenir, kamikaze décent

 

Dans notre bus fuit l’instant de liberté

Sans connaître le fruit posé en notre aire

Au battement d’aile répond le coeur masqué

Sous le couvert d’elle qui reprend son aire

 

Dans un bus de nuit, dormez sombres mortels

A l’heure de minuit pont d’une seconde

Entres réalités dans un sommeil d’hotel

Voyage éternisé pour les limbes tombes

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 10 mai, 2010 )

Présence d’un absent

 Présence d’un absent

 

Absence du départ, bulle de paradis

Qui d’un coup nous sépare envolée du midi

Un vide qui se pare étoilé dans la nuit

Lorsque notre cafard ronge le ciel qui fuit

 

Présence d’un retour, espérance de vie

Qui d’un simple détour transforme nos envies

Comme un plein qui s’entoure d’essence de buis

Pensée de ce parcours de croyance et d’ennuis

 

Solitude attristée de la perte d’âme

Un désert irrigué par le flots des larmes

Laisses-toi endiguer, patience de dame

 

Enjeu de sentiment, ombres qui se damnent

Pourquoi vient ce tourment, complainte des ânes

Lorsque deux coeurs aimants fusionnent, diaphane

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 9 mai, 2010 )

Mon repas de pierre

Mon repas de pierre

 

Je construis de mes mains une chaude maison

Un foyer pour demain lors des froides saisons

Pierre dont l’avenir scintille et moissonne

Les âmes en devenir que l’on assaisonne

 

J’irrigue de mon sang une terre fertile

Pour regagner mon rang de créateur fébrile

Vaisseau de granite protège mon monde

Raconte mon mythe qui en un mot fonde

 

Je foule de mes pieds le plat de mes contrées

Cette course messied dans les grâces vautrées

Gourmande l’oraison d’un funeste destin

 

Qui perd dans la raison, temple de mon festin

Son masque resté scié par l’échafaud prostré

Futur condamnation exécute au matin

 

Talengar, poète à ses heures perdues

 

 

 

 

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