( 23 juillet, 2010 )

Source sèche

Source sèche

 

Venu du fond de l’être un sens s’épanouie

Comme fleur dans la peau qui voudrait dire, oui

Les racines baignées d’une essence qui jouit

Ses pétales s’harmonisent au-delà de l’ouie

 

Profondeur humaine qui irrigue l’âme

Miroir insondable qui cache mes larmes

Les yeux sont le reflet de notre seule arme

Celle qui jaillit lorsque sonne l’alarme

 

Ouvert par la douleur, graine de sagesse

Puise dans mon coeur des regains de tendresse

Et inonde de mes maux cette jeunesse

 

Forteresse vide, chrysalide d’acier

La vie intérieure résonne hors du guêpier

Que le corps peut-être quand demain est envié

 

Talengar, poète à ses heures perdues

 

 

 

( 22 juillet, 2010 )

Visite intérieure

 Visite intérieure

 

Coquille sans vide, vaisseau de la pensée

De l’esprit gouvernant, garde le cap posé

Noix, petite ride sur les flots déchainés

Qui dans le mouvement entraine l’enchainé

 

Vogue  hors des crêtes, vague d’impossible

Sur le dos d’un ami, aide impassible

La voie devient nette, se retrouve possible

Mer, qui donne la vie, soit irréductible

 

De l’horizon surgit un nuage tout noir

Ma vue sur le levant se couvre comme un soir

Douce senteur d’habit qui déguise l’avoir

Tranquillité d’aven dans le sommeil du loir

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 20 juillet, 2010 )

Envolée lyrique

Envolée lyrique

 

Dans les cris de grillons, l’odeur des grillades

Un été carillon déploie sa chaude âme

Brûlée, dorée, bronzée, ressacs des Cyclades

Découvre dénudée la terre des femmes

 

Grain de peau exposé au regard de nos Dieux

Céleste tentation de ce soleil radieux

Grain de sable perlé, accepte d’être écrin

De la machination des couples de demain

 

Oripeaux envolés laissés aux quatre vents

Caresse de Zéphir qui passe doucement

Ou fraicheur de Borée qui calme les ardeurs

 

Il faut parfois courir, Notos est tempéteur

Lorsque nait le désir de l’Euros agicheur

Au temps des passionnés qui pousse au firmament

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 18 juin, 2010 )

Surchauffe refroidit

 Surchauffe refroidit

 

Un zéro absolu donne le mouvement

Le ballet électrique fête l’évènement

Car là est résolu un vieux casse-tête

Celui de physique, mais oui, suis-je bête!

 

Dans ce mal révolu nait le chaud de l’instant

Vitesse magique, joie de l’éclatement

Font de l’advenu, boulevard des restes

Un champs de tragique charmé par des miettes

 

Drôle de parvenu, électron du présent

Qui tourne comique dans la peur d’être lent

Rattraper l’étendu de gloire obsolète

Avec les mimiques d’un analphabète

 

Talengar, poète à ses heures perdues
 

( 15 juin, 2010 )

Des tours, des illusions

Des tours, des illusions

 

Atterré, sans un cri

Lettre morte de peur

Déterré, sans envie

Journal de noir terreur

Libéré pour la vie

Mot brisé du bonheur

Torturé par l’écrit

Phrase murée dans l’heur

Visé hors du sursis

Verbe dans le malheur

 

Deviens ce que je suis

Un simple professeur

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 9 juin, 2010 )

Chemin naturel

Chemin naturel

 

Brin d’herbe qui plie sous le vent

Montre la voie des Séraphins

Celle qui siffle dans le temps

Le bercement pour un couffin

 

Comme un roseau qui nait suivant

Pense la voix de l’enfantin

Cristallise en filet portant

L’écoulement de ce matin

 

Plante qui grimpe vers le Sol

Explore ce nouveau monde

Baigné des rayons de ce fol

 

Qui réfléchit devant l’onde

Tel le génie de notre sol

Celui qui grandit et sonde

 

Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 8 juin, 2010 )

Par l’esprit, cours

 Par l’esprit, cours

 

Bise qui ride l’eau de ma peau

Souffle le vide dans mon chapeau

Brise légère, de l’aigre-doux

Touche la terre et emmène-nous

 

Vise la rive de mon amour

Borde l’esquive de mon retour

Mise l’enfer dans le redoux

Perdre son aire et dire jm’en fous

 

Rise la grève avec mes larmes

Gisant qui crève hausse ma flamme

Crise dans la Mort qui me dit tout

Dans le remord  sans aucun tabou

 

Grise mes veines lisse mon tir

Perdu hors haine propre au martyr

Pise branlante vieil édenté

Dans la tourmente je suis rené
 

Talengar; poète à ses heures perdues

( 7 juin, 2010 )

Un jour certain

Un jour certain

 

Date anniversaire d’événements perdus

Dans les limbes du temps, paradis révolu

Où les nécessaires oublis du souvenir

Se logent en serments galvaudés à vomir

 

Calendrier fumeux qui se joue du hasard

Clin d’oeil débonnaire de la Marie-Brisard

Dont les instants pompeux ne peuvent prévenir

Ce breuvage électuaire écoeurant à sentir

 

Un jour ordinaire pour la plupart des gens

Me donne à réfléchir au chemin des dames

Retraite volontaire ou stratégie d’antan

 

Qui offre sans fléchir un voyage d’âme

Sur les champs de guerre qui sonnent l’en avant

Pour que puissent mûrir les blés sans nos larmes

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 4 juin, 2010 )

Déliquescence

 Déliquescence

 

Rêve de fatigue dans le feu de la nuit

Un étrange désir qui dort dans ma tête

Trêve d’oiseau-lyre où chante la bête

Qui danse la gigue sur les notes du bruit

 

Sève de la vie qui échappe au fruit

Passion de l’esprit qui veut le repos

Hypnose de mort, sursis du boulot

Qui traine le sort à l’aube qui luit

 

Difficile de s’endormir

D’un coup de cil et c’est fini

Fin de journée début de l’ire

Qui s’est armé dans mon esprit

 

Plus de mot, je me tais

Je suis sot dans ma taie

Je somme le venin

Qui assomme au divin

 

Plus un geste

Je m’arrête

Chacun devient

Son baladin

 

Fleuve

Tarit

Preuve

Fini

 

..

..
 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 2 juin, 2010 )

Heu…

 Heu…

 

Sagesse infinie d’un mot répété

Comble le vide de nos phrases nues

Drôle de petit, Verbe défendu

Grâce du bide, de ce « heu » làché

 

Facile expression, vocable louée

Lettre d’exception et sceau originel

Dans ce premier pas, libre d’hydromel

Joue le son d’Héra, langage d’ainé

 

Marque interrogée de ponctuation

Figure étonnée, points de suspension

Est-ce son pouvoir de nous décorer

 

Entre le savoir du pédant nommé

Se glisse l’avoir d’onomatopé

Régal adoré de l’inspiration

 

Talengar, poète à ses heures perdues

1...45678...14
« Page Précédente  Page Suivante »
|