( 2 janvier, 2011 )

Cicatrices de vers

Cicatrices de vers

 

Brulure d’une année qui vient de s’achever

Dans la cendre rêvée de celui qui écrit

Et perdu dans un cri se lève l’enchainé

Lorsque tu me souris je te retrouve gris

 

Morsure de l’aimée qui ne veut se nommer

Dans les sombres pensées de celui qui me lit

Et vendu par l’envie je crève déchainé

Tourmenté dans l’oubli du chemin qui dévie

 

Gelures endurées lors des festivités

Dans l’ivresse passé chez celui qui se vit

Et reçu sans merci la sève déracinée

Recouvre de sa vie les plaies de l’insoumi

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 8 novembre, 2010 )

Oeuf de Colombe

Oeuf de Colombe

 

Dans le silence des instances de la nuit

Naissent les bruissements des pensées endormies

Ensommeillé mais reines, quand tonne l’heure

Elles dénudent leurs coroles en pleurent

 

Ces beautés fleuries qui jamais ne déclosent

Sonne le parfum vivifiant de la roses

Toujours dans l’écrin de leurs robes de satin

Qui s’égaillent d’un rire ou d’un éclat carmin

 

Dans la sombre douceur du lit de nos rêves

Germe un monde de fleurs qui s’emplit de sève

Mais que fuit le matin réel qui se lève

 

Vigueur de ce chemin suivit par le dormeur

Eternelle trêve dans l’esprit du penseur

C’est la frontière d’Eve et de son précurseur

 

Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 13 octobre, 2010 )

Sombre panacée

Sombre panacée

 

C’est un gout très sucré, légèrement acide

Qui envahi mes sens de son pas intrépide

Ma langue se sature dans ce doux liquide

Perdu dans les méandres de ce mal avide

 

Annexion de palais, occupation bénie

Par l’essence d’un parfum que le ciel m’envie

Flamboiement de papilles en ce jour meurtri

Qui laisse du plaisir un souvenir jauni

 

Gourmande répression de ce beau paradis

Qui me tend les bras comme une noble utopie

Mais dont les promesses sont toujours démenties

 

Rêve savoureux qui manque de réparti

Lorsque le réveil se joue de notre partie

Joyeuse témérité des gouttes de vie

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 5 octobre, 2010 )

Simplement en cent mot

Simplement en cent mots

 

La courbe de ton visage dessine mon poème

Et laisse dans son sillage, un parfum de bohème

Dans mon regard sage nait une pensée suprême

Lorsque je m’envisage à décliner un « je t’aime »

C’est une nouvelle page qui découvre le thème

Ou une simple image découvrirait ses schèmes

Lancé par  un royal mage qui use d’anathème

Pour cacher à mon âge toute la beauté du blasphème

Que la grâce d’un passage a fait fleurir en gemme

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 15 septembre, 2010 )

Tempo corpo

Tempo corpo

 

Vibration de la peau qui transmet tous les sons

Dans un rythme de dos qui enchaine les tons

Notre coeur se débat en devenant tambour

Lorsque nait des ébats la musique d’amour

 

Pincement de nos sens aux harmonies des cordes

Lorsque glissent les doigts aliénés à notre ode

Harpe qui encense la scène du concert

Ou se trouve en émoi l’oreille qui nous sert

 

Dans un duo de chaleur les paroles répondent

A l’écho d’un labeur créant un bout de monde

Dans un nid mélodique, berceau de nouveaux rêves

 

Combattant du bonheur contre le jour qui  lève

Par cet alambique de mélodie blonde

La percussion sans heurt, d’une sérénade onde

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 7 septembre, 2010 )

Jeu nocturne

 Jeu nocturne

 

Pousse sur la terre, enlace dans les cieux

Ouvre à la lumière la musique des dieux

Ambroisie de ma vie, excellence du cru

Qui dans mon harmonie  exhale le surplus

 

Vigne de notre mer dresse toi sur les flots

Offre ton fruit amer à mon tendre bateau

Celui-ci fend la toile ou que mène sa route

Dans l’angoisse du voile attendu dans le doute

 

Première couverture image de début

Lance l’ouverture de ce noble rébus

Qui dans le commencement de lettre lié

Trahi le Verbe dont il se pense né

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 6 septembre, 2010 )

Duo versifié

Duo versifié

 

Bâton de pensée qui frappe sur ma tête

Retrouve la cadence de ma vie, poète

Oublie de mes effort toutes aspérités

Pour sublimer la moelle des mots énoncés

 

Fouet de l’intellect qui pousse les idées

Découvre la souffrance de morosité

Celle qui nait dans la prison de nos fêtes

Quand un sourire devient bouches muettes

 

Douleur de création annonce de beauté

Grise ce doux tableau finement ombragé

Cette image se peint avec le sang versé

 

Révèle l’alchimie de l’être poétisé

Qui offre de sa vie, un geste sacrifié

Pour que s’impriment sa verve déracinée

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 4 août, 2010 )

Symphonie primordiale

 Symphonie primordiale

 

Sentiment de chaleur, présence dans l’instant

Profite du bonheur qui coule dans le vent

Par le choix de mes mains j’ai ouvert ma porte

Pour le coeur de demain que les regrets sortent

 

Sensation de plaisir antichambre béni

Regarde les désirs dans ce lit accomplis

Par notre conscience qui joue la volonté

D’être de l’omniscience à jamais redouté

 

Les questions sont parties dans le temps de la nuit

Perdues, inutiles lorsque l’harmonie jouit

Matin qui jubile dans la grâce du don

 

Existence utile, accepte ce qui luit

Dans le creux de ma vie un joyau de pardon

Reforme le vernis qui conserve mon nom

 

Talengar, poète à ses heures perdues

 

 

( 28 juillet, 2010 )

Larme de Gaïa

Larme de Gaïa

 

Une goutte d’eau qui reflète le monde

C’est au delà des mots au delà des ondes

Comme ce miroir qui projette a la ronde

Des grenats de douceur telle cette fronde

Première pierre que l’univers sonde

Pour redécouvrir les secrets qui abondent

Dans le regard qui en chacun de nous gronde

Sortant de nos yeux qui subliment l’immonde

Pour devenir habitant de la rotonde

Celle de notre terre que cette eau féconde

 

Talengar, poète à ces heures perdues

( 26 juillet, 2010 )

A un geek

 A un geek

 

Assis à sa table il voyage en rêve

Comme bulle d’Ailleurs qui parcourt la grève

Au détours d’un câble surgit une muse

Celle de son bonheur dans l’info qui fuse

 

Assis à sa table il pense son monde

Prométhée moderne, donnant le feu sacré

Par l’écran affable qui propage l’onde

Celle qui rend terne les fenêtres âgées

 

Assis à sa table il travaille son temps

Montre digitale par un doigt qui pointe

La fuite rentable des idées de l’avant

Qui seraient létales sans sa tête ointe

 

Talengar, poète à ses heures perdues

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