( 14 mars, 2012 )

Le ballet fantôme

Le Ballet fantôme

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Dans le souffle du vent, il glisse loin de toi

D’un sourire charmant, il fait naitre l’émoi

Comme ce souvenir qui accroche l’éclat

D’un instant de désir d’une vie d’ici-bas

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Dans la brise du temps se poursuit un combat

Pour un être vivant dont le cœur toujours bat

Histoire d’avenir qui nous ouvre la voie

D’un monde de désirs qui ont force de loi

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Un pas de revenant qui chasse le plaisir

De devenir l’amant d’un as qui fait mourir

Car malgré le talent ça fait toujours souffrir

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La marche des gagnants d’un degré fait fleurir

La tendresses de gens qui voudraient de ma foi

Dans l’union des sens qui agissent en moi

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Talengar, poète à ses heures perdues

( 8 mars, 2012 )

Abracadabra…

Abracadabra…

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Je voudrais en un mot souffler sur le monde

Transformer l’avenir en matin sans bombe

Traverser le terreau des idées fécondes

Être la vague qui renverse les tombes

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Je voudrais en un mot enflammer les ondes

Et remplir d’un trait la vie de chaque combe

Renverser le métro, la  routine immonde

Pour sortir à jamais des catacombes

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Je voudrais que chaque jour soit meilleur qu’hier

Pour aller de l’avant au présent des tiers

C’est la potence éphémère de ma raison

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Qui voulait prendre les instants de la passion

Pour un requiem de grâce qui conquiert

L’auditoire en un mot qui veut crier: osons!

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Talengar, poète à ses heures perdues

( 25 février, 2012 )

Destin de cahier

Destin de cahier

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Comme un carré blanc ouvert sur l’aventure

Tu ouvres tes replis à l’imagination

Pour  sortir simplement de la pagination

Carcan mal avisé envers ta droiture

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Vois dans le délié un signe d’inventeur

Qui découvre les plis de l’image en action

Pour entrer noblement la manipulation

Cancan bien devisé écrit avec froideur

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Le papier prend vie sous les plumes agiles

Au son des grincements qui façonnent l’argile

La volonté demeure au gout du créateur

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Étincelle éphémère au destin tentateur

D’un oiseau immaculé à l’envol facile

Qui pousse les esprits vers les temps de l’ardeur

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Talengar, poète à ses heures perdues

( 4 janvier, 2012 )

Temps volé

Temps volé

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J’aime bien la pluie avec ma capuche

Ca fait un beau bruit toute cette eau qui tombe

Je m’abasourdis avec toutes ses trombes

Alors je m’enfuis libre comme l’autruche

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Je passe ma vie sans bon pain ni huche

Ca fait pas d’envie ce navire qui sombre

Mais je m’esbaudis avec toute cette ombre

Alors je m’ennuie pire qu’une peruche

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Je perd l’appétit au détour d’une bûche

Ca fait un grand cri le foie dans une tombe

Mais je m’aplatis dans le fond d’une combe

Alors je m’appuie sur une baudruche

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Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 20 décembre, 2011 )

Balade pour un astre

Balade pour un astre

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Ce soir je veux danser avec mon étoile

Baigner dans l’eau de la lumière de ses feux

Pour que cette nuit je hisse les voiles

Vers le firmament de la douceur de tes yeux

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Ce soir je veux voler vers toi de mes ailes

Courir dans le vent emporté par mes espoirs

Qui allument l’histoire d’une étincelle

Au cœur de ma vie tu me guides dans le noir

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Un océan de doute assaille mes sabords

Mais je ris de ma route au delà de mon sort

Puis-je suivre la flèche qui me pousse à toi

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Dans les bras d’une mer qui me mène à bon port

Celui qui accueille ma verve en trésor

Pour briller à jamais dans un ciel en émoi

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Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 14 décembre, 2011 )

Avant d’aller mourir

Avant d’aller mourir

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Combien de larme as-tu versé sur cette terre

Pour pleurer, jusqu’à irriguer l’âme de ta mère

C’est un champs de possible ouvert au renouveau

Qui puise dans ses rime la tristesse des eaux

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Combien de sang as-tu versé pour tes idées

Dans la folie, dans la guerre et même dans l’écrit

Par cette encre que tu as voulu joué au dé

Pour nous faire entendre ton éphémère cri

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Combien d’espoir as-tu versé sur notre monde

Sur le blanc, sur le noir et même sur l’immonde

Dans le souffle illusoire de ton innocence

Qui attise les braises d’un foyer sans sens

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Talengar, poète à ses heures perdues

( 14 décembre, 2011 )

Avant d’aller dormir

Avant d’aller dormir

                                    

Combien de sourire as-tu offert aujourd’hui

Dans la rue, au boulot, et même sous la pluie

Pour bannir les maux d’un rayon de soleil

Dans nos rires qui promettent monts et merveilles

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Combien de regard as-tu savouré ce soir

Dans ton lit, à la gare et même jusqu’au comptoir

Pour comprendre sans mot les ondes positives

De ses gens aux fardeaux mais aux couleurs si vives

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Combien d’instant as-tu partagé en ce jour

Dans ta vie, dans le temps, surtout avec Amour

La seconde est précieuse et si vite passée

Qu’il faut saisir le monde au moment d’être né

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 3 décembre, 2011 )

C’est un petit nuage…

C’est un petit nuage…

 

C’est un petit nuage, blanchi par l’innocence

Des imprudents voyages franchis dans l’ignorance

Pour l’avenir d’un sage qui veut tenter sa chance

Au delà de l’image de l’esprit et des sens

 

C’est un petit nuage dans un pan de ciel bleu

Qui croise les parages d’un orage soucieux

Le gris tourne la page au soleil radieux

Dans un sanglot de rage pour ses frères heureux

Alors que c’est un mage qui contrôle les cieux

Lorsqu’il reprend le large sur les vents audacieux

 

C’est un petit nuage où à deux on se tasse

Pour parler un langage incompris de la masse

Qui veut voir l’image engluée dans la nasse

De ces êtres sans cage, ce beau couple qui passe

 

C’est un petit nuage perdu dans l’infini

Qui offre tous ses gages pour survivre une nuit

Et devenir la targe d’un espoir en sursis

Qui écrit dans la marge l’histoire de sa vie

 

C’est un petit nuage qui court vers l’océan

Pour remplir, c’est l’usage sa panse d’éléments

Il subit le massage des vagues en tourments

Transmettant le message par la houle et le sang

Des pleurs en pâturage, cause du mauvais temps

Pour rendre à mon nuage un regain de printemps

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 24 novembre, 2011 )

Espérances infantiles

Espérances infantiles

 

Tu nais par la porte d’un rabot de verdure

En poussant au dehors un rameau de feuillure

Naissance sans ichor d’une graine mature

Eclaireur de cohorte et saveur nature

 

Par la baie du foyer tu trouves ta demeure

Fondation de noyer par un arbre aux cents pleurs

Tu vois la lumière, tu attendais ton heure

Pour devenir poussière d’un cycle de valeur

 

Par l’acte consommé, tu deviens cette vie

Qui d’un pas raisonné bouscule nos envies

Boule de volonté que l’instant nous ravie

 

Ephémère seconde ou vol de nos vides

Germe de nos ondes qui nous rendent gravide

Et comble notre monde en sourires avides

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 21 novembre, 2011 )

Lunatiques haïkus

 

Sourire de ce soir

Lumière de te voir

Lune, luit dans le noir

 

 

Sombre ciel de moire

D’étoffe de foire

Sans destin à croire

 

 

Talengar, poète à ses heures perdues

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