( 6 février, 2010 )

Vision douloureuse

Vision douloureuse

 

Beauté du geste qui vient de la plume

Etale l’art sur une feuille vierge

Narre la vie que chacun de tes sens hument

Oublie donc ce monde à l’odeur de cierge

 

Inutile coquille qui se consume

Terrible feu qui ravage nos berges

Pensées sans futur de ces idées qui fument

Volent vers l’encre de ce monde vierge

 

Naissance douloureuse d’un nouveau regard

Aperçoit dans la brume ce fameux phare

Qui illumine nos pensées et nos actes

 

Je suis devant toi sans parole et sans tact

Innocence humaine qui donne son dard

Pour devenir à travers moi le vrai Pacte

 

Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 6 février, 2010 )

Devoir de la poésie

Devoir de la poésie

 

Quel est cet art qui fait fusionner nos sens

Qui de cinq ne fait qu’un et revient au nexus

Car tel est son pouvoir, celui de la naissance

Avec de simples mots, tel est le processus

 

La parole incarnée de la vie est l’essence

Car dans le monde tel que nous le connaissons

Le Verbe est l’importance de notre existence

Comme la ferveur l’est pour d’autre religion

 

Poètes, prophètes, prêtes, qui a Raison

Dans cette déraison que nous tous nous rêvons

Poème, sème tes vers aux vents ignorants

 

Et l’initié est là, profitant de son don,

Traduisant et interprétant pour les vivant

Ce message sacré venant du Panthéon.

 

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 6 février, 2010 )

Qui suis-je?

 

Qui suis-je?

 

 

Tu me suis partout, je ne te connais pas

Onde sans lumière, je ne te vois pas

Négatif de mon être toujours près de moi

 

Où es-tu lorsque je me retourne vers toi

Même sans t’entendre je sais que tu es là

Bruissant dans le dos du rythme de mes pas

Revenant qui hante chacun de mes émois

Espionnes ma vie, n’édictes pas ta loi

 

Jamais tu n’as de cesse d’être ici-bas

Ersatz de l’être, tu n’es rien, tu es fat

 

Sosie de mon corps sans lumière, sans droit

Ulules dans la nuit lorsque part ta foi

Inutiles appels que je ne perçois pas

Sauf par ma plume qui goûte dans tes ébats

 

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 4 février, 2010 )

Elan

 

Elan

 

Elan de l’esprit qui peu à peu perd pied

Les mots s’imprègnent des larmes de leurs auteurs

Encre indélébile, voyage de nos pleurs

Quête d’existence qui nous est assignée

 

Inspiration subie par la muse et le dé

Rencontre fortuite du hasard et du cœur

Alchimie qui creuse le lit de mon malheur

Sentiment qui me vide de toute idée

 

Le doute se pose dans la vallée de l’autre

Pour grandir les failles qui sont dans la nôtre

expression interne révélée au grand jour

 

De retour en moi, je ne suis pas vôtre

Je suis une fleur sauvage de l’amour

Sans maître qu’une caresse fait apôtre

 

 

Talengar, poète à ses heures perdues

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