( 18 février, 2010 )

Val endormi

Val endormi

 

Un val paisible où sommeillait un dormeur

Offrait ses doux cottages aux rayons du soleil

Un champs de blé mûr réhaussait sa blondeur

Le visage angélique du soldat qui veille

 

Le corps alangui dans la terre nourricière

Avait gardé de l’enfant les douces courbes

Le coeur alourdi par les guerres meurtrières

Montrait à la face l’adolescent fourbe

 

De cette communion entre un sol et une âme

Résonnent les trompettes des conflits à venir

Que tonne la montagne et pleuvent ses larmes

 

Pour détruire l’instant, germe de devenir

Car l’homme se métamorphosera en lame

Lorsqu’à deux poings il prendra son avenir

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 17 février, 2010 )

Vie de sens

Vie de sens

 

Etourdi par le son de son parfum divin

Je me laisse emporter par les rets de nuit

Enivré par l’odeur d’un visage enfantin

Je me laisse porter dans l’innocent kamui

 

Manteau étoilé, éternelles ténèbres

Tu rives mon regard sur la beauté du ciel

Musique envoûtante, harmonie qui zèbre

Tu sépares les couleurs en rayons de miel

 

Leçon qui se voit avec l’oreille du coeur

Tu transperces l’armure faite de malheur

Tournes les yeux vers ta symphonie radieuse

 

Je t’attend dans le silence de mes heures

Calme, et sérénité merveilleuse

Dans notre vie une tempête se meure

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 14 février, 2010 )

Vers naturels

Vers naturels

 

La folie de ma tête invite des vers

Avec des pieds, des lettres, qui ont bons dos

Sans servir de perchoir à l’ignoble pivert

Qui picore mes trous du haut de mon cerveau

 

La fuite des idées qui se mettent au vert

Sans civilisation qui chasse le dingo

Refuge du sot qui ne s’exprime qu’en vers

Pour sauver la Nature de ce qui est Beau

 

Faune sans vertue qui traverse nos rêves

Incarnation d’un tout qui se passe de mot

Mange la bêtise qui nous sert de sève

 

Assaini notre corps et l’ensemble des eaux

En séquestrant notre convoitise d’Eve

Fait nous redevenir de simples originaux

 

Talengar, poète à ces heures perdues

( 13 février, 2010 )

Champs d’avenirs

Champs d’avenirs

 

Champs stériles où poussent les vents de l’avenir

Ne dévoile jamais le secret de tes terres

Car pour celui qui peut lire ton devenir

Notre monde n’est plus qu’une grande serre

 

Champs limpides où naissent nos rêves de grandeur

Ne pleure pas sur notre manque d’ambition

Ce n’est pas là que se trouve notre valeur

Mais dans le présent vécu avec passion

 

Il nous faut cultiver le champs de nos pensées

Pour cueillir en son coeur l’essence des idées

Nous sommes responsables de nos choix de vie

 

Faire sonner chaque instant pour l’éternité

Dans les fils du futur se joue une symphonie

Où la voie de chacun répond à l’harmonie

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 11 février, 2010 )

Temps de neige

Temps de neige

 

Neige qui couvre le monde de son manteau

Blancheur immaculée de l’hiver infini

Voile de pudeur qui cache notre fléau

Celui de la froideur qui aimante nos vies

 

Tempête qui déploie la fureur de l’écho

Pour lutter contre les foudres de Némésie

Sauvegarde la beauté de tes oripeaux

Et révèle ton visage vierge en esprit

 

Temps sombre qui illumine d’un doux faisceau

La scène de notre divine comédie

Où se scie le coeur de chacun de nos barreaux

Qui retiennent les larmes de notre ennemi

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 11 février, 2010 )

Affection déclinée

Affection déclinée

 

Le coeur qui bondit, la tête qui éclate

Garde le sourire de ces yeux d’agathe

En moi, je sens bouillir mon sang écarlate

Qui jaillit de mon âme aux rythme qui battent

Pour habiter à jamais l’antre d’Hécate

 

Corps qui faillit, être qui se dynamite

Pour trouver le plaisir en touchant son site

L’amour n’est pas le mal, ne prend pas la fuite

Lui qui est naissance de la source des mythes,

T’enjoint de rejoindre le lit d’Aphrodite

 

L’âme, vision de l’idéale beauté

Cherches les parures de sa divinité

Que Platon donne par des mots passionnés

Qui résonnent dans ma tête ainsi vidée

Pour laisser place à celle qui devient Psychée

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 10 février, 2010 )

L’image vraie

L’image vraie

 

Penses-tu la feuille qui bruisse sous le vent

Vois-tu l’arbre qui laisse partir sa fille

Qui est hors de la volonté des éléments

Car elle fait maintenant partie de ton esprit

 

Penses-tu l’onirique comme une image

Vois-tu ton rêve devenir réalité

Car les mots de la pensée forment une cage

Qui retient la Nature indomptée

 

Le créateur sort docile de sa fange

Guidé par la voie divine de son ange

Il apprend que par des paroles habillées

 

L’imaginaire apparaît sans ses langes

Et que par lui ce sont réconciliés

Ces vérités ou ces mondes qui changent

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 7 février, 2010 )

Perdu de vu

Perdu de vu

 

J’ai perdu la vue dans ma boule de cristal

Comment me retrouver dans ce blizzard dément

Alors que j’ai vendu mon essence vitale

A la cause de celle qui fait mon tourment

 

Devenir aveugle, ne rien voir, c’est banal

Mais pour la perception, c’est un sens qui ment

Evoluer dans le noir sans savoir le mal

Qui guette nos pas dans les méandres du temps

 

Ne pas savoir, être dans le doute, le brouillard

Est-ce la destinée réservée au trouillard

Avoir peur de découvrir l’envers du décor

 

Le masque que chacun porte pour n’être qu’avatar

C’est la folie de l’incertitude, la mort

De celui qui écrit sa vie sur Midgard

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 7 février, 2010 )

Matrice spirituelle

Matrice spirituelle

 

Créateur de monde, faiseur de miracle

Ne laisse pas le temps rattraper ton esprit

Sublime l’immonde par tes mots d’oracles

Tu es comme ton cœur source de toute vie

 

Ton quotidien se transforme en spectacle

Pour amuser les sots sans éclairer l’hardi

Alors qu’il mérite de rester au cénacle

Pour réchauffer tes maux et ton âme éblouie

 

En réceptacle de l’essence de l’être

Tu transformes les silences en doux métal

T’emparant des sons qui devraient-être fatal

 

Pour réifier l’objet qui vient de naître

Cette petite chose, insignifiant fanal

De ta pensée jaillit pour en devenir, Maitre

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 7 février, 2010 )

Instant d’éternité

Instant d’éternité

 

Ecrire et se découvrir dans un même temps

Se laisser porter par les rafales de vent

Et vivre au jour le jour au grée des éléments

Pour voir naitre dans son cœur une âme d’amant

 

Ecouter l’eau rigoler dans l’air de l’été

Instant de joie sans cause il faut en profiter

Donner sans compter dans ces moments d’apartés

Garder toujours l’espoir que c’est l’éternité

 

Attendre dans sa tête et vivre de ses mots

Parcourir son être à la recherche du Beau

Est-ce en nous qu’habite un doux mystère

 

Celui qui rend la solitude austère

Après l’émergence du plus grand des cadeaux

La relation vraie sans far ni oripeaux

 

Talengar, poète à ces heures perdues

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