( 10 mars, 2010 )

Fallas valencienne

Fallas valencienne

 

Préparée dans l’amour, l’oeuvre devient grande

Les détails des atours se marient vivement

Anastrophes urbaines folles sarabandes

Naissent de main humaine en nuée de déments

Tirée vers un temple comme simple offrande

A la beauté ample du dieu des mécréants

 

Fugace devenir de ses beaux monuments

Admirés par les fous, éloges et serments

Lentement se mire et garde une image

Libérée de la boue grâce aux talents sages

Au-delà d’écrire une nouvelle page

Soupir de la roue qui tourne vers l’avant

 

Comme vie éphémère immortelle à la fois

Renait de la terre pour ma plus grande joie

Enflamme nos serres avec ton feu grégeois

Malgré l’eau amère de cette triste loi

A retrouver tes cendres Phénix de nos bois

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 9 mars, 2010 )

Pas d’inconnue

Pas d’inconnue

 

Rencontre et raconte, l’histoire au présent

D’une même envolée se découvre voisin

Un drôle de conte qui s’exprime en lisant

D’une voix timorée les lignes de la fin

 

Une attente un désir, dévoile le passé

Une peur incarcérée dans le fond de l’être

Prison de l’avenir carcan ressuscité

Reste chaînes brisées car je suis mon maitre

 

Sur un pas de porte, deux regards se croisent

Une pression forte et franchit cette toise

Pour que ça nous donne des ailes incertaines

 

Un aimant me porte, je deviens ardoise

Lorsque je le sonne un trait note ma veine

D’une flèche à l’aorte je saigne turquoise

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 8 mars, 2010 )

Modération

 Modération

 

Un grognement compris

Ecu du doigt surpris

D’une portion de vie

 

Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 7 mars, 2010 )

Ange ou démon

  Ange ou démon

 

Au dessus de nos têtes il vole et plane

Négligeant la nature humaine et fade

Grand miracle sur les aires planes

Eole  messager se mire dans la rade

 

Derrière nos fenêtres il va, se fane

Entonnant pour les autres une sérénade

Menace de mort pour le simple profane

Obnubile les yeux dans son feu de jade

Némésie alliée au Zéphir s’évade

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 5 mars, 2010 )

Manufacture

Manufacture

 

Possession de dame

Sans habit ni trame

Au savoir de l’âme

D’une cité d’arme

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 4 mars, 2010 )

A elles

 A elles

 

Fleur du printemps qui aujourd’hui s’éveille

Infléchi le temps et sort de ton sommeil

Lumière des ans vole vers le soleil

Lune et firmament déployez-vous en treille

Et au présent restez filet de vermeille

 

D‘un battement de cil, l’oeil se réveille

A l’image du monde qui s’émerveille

Merci à vous gracile et coquette merveille

Etrangère à l’onde qui sur l’amour veille

 

Fameux trésor de la mature corbeille

Elégament fournie en charmes d’abeilles

Menace de ténor de la nature groseille

Magnificence de vie aux rondeurs d’éveils

Etouffe l’ichor d’un flamboiement d’oseille

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 3 mars, 2010 )

Châtelet

Châtelet

 

Pour un félin commun

Interjecte le tien

D’un forestier chemin

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 2 mars, 2010 )

Quelle pièce pour toi

 Quelle pièce pour toi

 

Valse d’un noble plateau de jeu

Ombre de réflexion sur celui d’en face

Illumine la vision des cases de l’heureux

Sage mur de l’intelligence sagace

 

A la pointe des cavaliers valeureux

Volait la plus sournoise de tes menaces

Elancée d’un déplacement harmonieux

Comme une meute de serpents qui m’enlacent

 

Mon domaine restera maitre de penser

Outre les idées que tu oses m’infliger

Nom souverain sans légitime victoire

 

Folie ravageuse de stratégie ruinée

Outrage donc le génie de ma mémoire

Urgence de mon retour sur l’échiquier

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 1 mars, 2010 )

Sens-nuage

Sens-nuage

 

Dans les vents du matin un ciel se dégage

Horizon radieux que promet l’aride

Sans tâche d’ennui comme début d’orage

Beauté bleutée blottie dans un jour sous vide

 

Le souffle chasse toutes nos pensées meurtries

Avenir lumineux que clame la psyché

Oublie de la noirceur qui masquait nos envies

Retour du quotidien aux saveurs retirées

 

Cachée entre les lignes de la routine

La tempête se forme aux yeux de ton destin

Dans l’illusion du néant qui nous ravine

 

Se construit patiemment l’ouragan de demain

Au-delà de la vue des odeurs marines

Grandit le sel de nos vies: un nouveau matin

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 26 février, 2010 )

Coeur à coeur

Coeur à coeur

 

Etre dans un léger parfum de souvenance

Pour rappeler que de deux tu ne fais qu’un

Début de vies qui semblent en partances

Sans peur de ce que réserve le lendemain

 

Coeur brûlant d’amour devenu passionné

Laisse le feu étreindre ton doux visage

Dans une tempête de désirs raisonnés

Qui transforme peu à peu ton paysage

 

Coeur humain d’anatomie qui va varié

Laisse tes rythmes au choix du musicien

Dans l’harmonique des voix de nos mariées

Qui par nature t’unissent à leur destin

 

Coeur que j’aime dans la douceur d’être à elle

Laisse-moi honorer les sentiments du nom

Dans un juste temps célébré en baryton

Qui te loue toi, inconnue mais toute belle

 

Talengar, poète à ses heures perdues

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