( 24 juin, 2012 )

Sang l’autre

Sang l’autre

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Une douleur dans ma peau une erreur dans mon être

Je brûle d’un son qui ne devrait jamais naitre

J’ai mal dans cette chair, qui me souffle en silence

Une souffrance de glace qui toujours me lance

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Perdu dans le blizzard mon chemin disparait

Sans carte de mon  enfer, je vis ma géhenne

Comme une longue plaine inondée par la haine

Pour que dans un gouffre immense je tire un trait

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Mourir de la main qui pourrait nous faire vivre

Oublier sa conscience dans le vent de givre

Se réveiller demain serait la solution

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Envahi par le doute et dilué dans le « ivre »

Alimenté par mes larmes de malédiction

Quand ce sont tes lames qui puisent mes étrons

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Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 14 mars, 2012 )

Le ballet fantôme

Le Ballet fantôme

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Dans le souffle du vent, il glisse loin de toi

D’un sourire charmant, il fait naitre l’émoi

Comme ce souvenir qui accroche l’éclat

D’un instant de désir d’une vie d’ici-bas

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Dans la brise du temps se poursuit un combat

Pour un être vivant dont le cœur toujours bat

Histoire d’avenir qui nous ouvre la voie

D’un monde de désirs qui ont force de loi

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Un pas de revenant qui chasse le plaisir

De devenir l’amant d’un as qui fait mourir

Car malgré le talent ça fait toujours souffrir

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La marche des gagnants d’un degré fait fleurir

La tendresses de gens qui voudraient de ma foi

Dans l’union des sens qui agissent en moi

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Talengar, poète à ses heures perdues

( 8 mars, 2012 )

Abracadabra…

Abracadabra…

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Je voudrais en un mot souffler sur le monde

Transformer l’avenir en matin sans bombe

Traverser le terreau des idées fécondes

Être la vague qui renverse les tombes

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Je voudrais en un mot enflammer les ondes

Et remplir d’un trait la vie de chaque combe

Renverser le métro, la  routine immonde

Pour sortir à jamais des catacombes

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Je voudrais que chaque jour soit meilleur qu’hier

Pour aller de l’avant au présent des tiers

C’est la potence éphémère de ma raison

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Qui voulait prendre les instants de la passion

Pour un requiem de grâce qui conquiert

L’auditoire en un mot qui veut crier: osons!

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Talengar, poète à ses heures perdues

( 25 février, 2012 )

Destin de cahier

Destin de cahier

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Comme un carré blanc ouvert sur l’aventure

Tu ouvres tes replis à l’imagination

Pour  sortir simplement de la pagination

Carcan mal avisé envers ta droiture

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Vois dans le délié un signe d’inventeur

Qui découvre les plis de l’image en action

Pour entrer noblement la manipulation

Cancan bien devisé écrit avec froideur

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Le papier prend vie sous les plumes agiles

Au son des grincements qui façonnent l’argile

La volonté demeure au gout du créateur

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Étincelle éphémère au destin tentateur

D’un oiseau immaculé à l’envol facile

Qui pousse les esprits vers les temps de l’ardeur

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Talengar, poète à ses heures perdues

( 20 décembre, 2011 )

Balade pour un astre

Balade pour un astre

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Ce soir je veux danser avec mon étoile

Baigner dans l’eau de la lumière de ses feux

Pour que cette nuit je hisse les voiles

Vers le firmament de la douceur de tes yeux

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Ce soir je veux voler vers toi de mes ailes

Courir dans le vent emporté par mes espoirs

Qui allument l’histoire d’une étincelle

Au cœur de ma vie tu me guides dans le noir

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Un océan de doute assaille mes sabords

Mais je ris de ma route au delà de mon sort

Puis-je suivre la flèche qui me pousse à toi

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Dans les bras d’une mer qui me mène à bon port

Celui qui accueille ma verve en trésor

Pour briller à jamais dans un ciel en émoi

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Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 24 novembre, 2011 )

Espérances infantiles

Espérances infantiles

 

Tu nais par la porte d’un rabot de verdure

En poussant au dehors un rameau de feuillure

Naissance sans ichor d’une graine mature

Eclaireur de cohorte et saveur nature

 

Par la baie du foyer tu trouves ta demeure

Fondation de noyer par un arbre aux cents pleurs

Tu vois la lumière, tu attendais ton heure

Pour devenir poussière d’un cycle de valeur

 

Par l’acte consommé, tu deviens cette vie

Qui d’un pas raisonné bouscule nos envies

Boule de volonté que l’instant nous ravie

 

Ephémère seconde ou vol de nos vides

Germe de nos ondes qui nous rendent gravide

Et comble notre monde en sourires avides

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 19 novembre, 2011 )

Volonté déchainée

Volonté déchainée

 

Ce soir tu occupes le fond de mes pensées

Tu es le centre qui habite mes idées

J’ai perdu la vue dans l’odeur de l’image

Qui offre ton parfum à des formes sages

 

Ce soir tu assièges le seuil de ma raison

Tu es l’armée qui hante toute ma maison

Puisque je me dissous dans le noble concept

Qu’un jour nous puissions traverser ton trancept

 

Je vole, je cours, je vis et tu m’arrives

Au point de non-retour, je quitte mes rives

Vers cet extérieur qui attire nos mondes

 

Je sors, je joue, je vois et je te désire

Au delà de mes rêves qui te respirent

Air de liberté qui souffle l’eau et l’onde

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 4 novembre, 2011 )

Etre libre

 Etre libre

 

 

C’est une étrange idée appelé liberté

Un bien commun en tous que chacun veut chérir

Mais dans ce tendre amour que nous voulons choisir

Se dresse un paradoxe d’exclusivité

 

Une équation sans fin qui réside en nous

Dans ce monde bizarre il faut pouvoir choisir

La mort d’un concept pour le laisser courir

Ou les banalités que nous voyons partout

 

La question que je pose n’est pas adressée

Mais elle repose sur un refus buté

De voir le joug des mots enfermer la pensée

 

Je transmet l’idéal de voir un jour peut-être

Les rêves des Hommes prendre pied et naître

Et devenir pour toujours son propre maitre

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 4 novembre, 2011 )

Libre constat

 Libre constat

  

Je ne suis qu’un verre

Un cristal épuré

Dont la grâce de terre

Est simple, transformée

 

Par le travail du vers

Je joue la pureté

Au rythme de la mer

En bouteille jetée

 

Message de nos vers

Qui brûlent nos déchets

Dans leurs cages de fer

 

Prisons de nos méfaits

Où l’alchimie se terre

En un mot qui se tait

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 3 novembre, 2011 )

Ciel de luth

Ciel de luth

 

Le gris est la couleur porteuse de lumière

Le reflet d’un combat contre tout  nos ténèbres

C’est un guerrier obscurs qui porte les éclairs

Au coeur de la mort des nuages qu’il zèbre

 

Image de bataille, champs que tu laboures

Pour faire triompher la blancheur de l’amour

Ta beauté nous séduit dans le creux de tes plis

Face sombre du soldat qui donne sa vie

 

Relève ô chant d’honneur qui mène à l’Elysée

Destin d’une victoire à jamais célébrée

Mythe d’une teinte qui pose sur l’orage

 

Un regard plein de vie absent de toute rage

Par l’esprit de Nikès qui brise le servage

De ma Valkyrie qui fait don d’éternité

 

Talengar, poète à ses heures perdues

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