( 26 mai, 2014 )

Les trois jours

Les trois jours

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Jeudi saint, nous avons parcouru du chemin

Pour enfin retrouver nos parents enfantins

Car ils nous attendaient pour nous laver les mains

Et dans la communion se partager le pain

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Vendredi saint, nous sommes dans l’espérance

D’un lendemain et de son insouciance

Car c’est certain, j’ai perdu mon innocence

Dans la passion qui précède la renaissance

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Samedi saint, nous apparaissons hors du temps

Journée ordinaire qui file dans le vent

Mais quand le soir tombe, la veillée et l’encens

Prouve aux fidèles la tenue des serments

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Dimanche de Pâques, c’est la nouvelle donne

D’un avenir heureux que partout on chantonne

Malgré le sacrifice d’une voix atone

Dont le message d’amour aujourd’hui résonne

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Talengar, poète à ses heures perdues

( 19 mai, 2014 )

Les trois arbres

Les trois arbres

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Dans la mémoire de mes racines, je pris vie

Pour grandir vers le soleil de ma descendance

Je me déploie en majesté pour mes petits

Avant d’offrir à la mort sa première danse

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Dans le premier souffle du printemps, je naquis

Pour découvrir le ciel où je vis l’abondance

Je reçois en paix une lumière bénie

Avant de me verdir d’une chaude naissance

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Dans l’harmonie du soir je me pose et souris

Pour dormir sous la lune et chasser la souffrance

Je perçois l’équilibre dans le vent qui rit

Avant d’ouvrir mes deux yeux sur mon existence

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Dans le cœur de la nuit, au milieu de Paris

Pour un temps éphémère une ronde de stance

Je deviens l’arbre-mots pétrie de son alchimie

Avant de donner au monde son chant de chance

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Talengar, poète à ses heures perdues

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