• Accueil
  • > Archives pour juillet 2010
( 28 juillet, 2010 )

Larme de Gaïa

Larme de Gaïa

 

Une goutte d’eau qui reflète le monde

C’est au delà des mots au delà des ondes

Comme ce miroir qui projette a la ronde

Des grenats de douceur telle cette fronde

Première pierre que l’univers sonde

Pour redécouvrir les secrets qui abondent

Dans le regard qui en chacun de nous gronde

Sortant de nos yeux qui subliment l’immonde

Pour devenir habitant de la rotonde

Celle de notre terre que cette eau féconde

 

Talengar, poète à ces heures perdues

( 26 juillet, 2010 )

A un geek

 A un geek

 

Assis à sa table il voyage en rêve

Comme bulle d’Ailleurs qui parcourt la grève

Au détours d’un câble surgit une muse

Celle de son bonheur dans l’info qui fuse

 

Assis à sa table il pense son monde

Prométhée moderne, donnant le feu sacré

Par l’écran affable qui propage l’onde

Celle qui rend terne les fenêtres âgées

 

Assis à sa table il travaille son temps

Montre digitale par un doigt qui pointe

La fuite rentable des idées de l’avant

Qui seraient létales sans sa tête ointe

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 23 juillet, 2010 )

Source sèche

Source sèche

 

Venu du fond de l’être un sens s’épanouie

Comme fleur dans la peau qui voudrait dire, oui

Les racines baignées d’une essence qui jouit

Ses pétales s’harmonisent au-delà de l’ouie

 

Profondeur humaine qui irrigue l’âme

Miroir insondable qui cache mes larmes

Les yeux sont le reflet de notre seule arme

Celle qui jaillit lorsque sonne l’alarme

 

Ouvert par la douleur, graine de sagesse

Puise dans mon coeur des regains de tendresse

Et inonde de mes maux cette jeunesse

 

Forteresse vide, chrysalide d’acier

La vie intérieure résonne hors du guêpier

Que le corps peut-être quand demain est envié

 

Talengar, poète à ses heures perdues

 

 

 

( 22 juillet, 2010 )

Visite intérieure

 Visite intérieure

 

Coquille sans vide, vaisseau de la pensée

De l’esprit gouvernant, garde le cap posé

Noix, petite ride sur les flots déchainés

Qui dans le mouvement entraine l’enchainé

 

Vogue  hors des crêtes, vague d’impossible

Sur le dos d’un ami, aide impassible

La voie devient nette, se retrouve possible

Mer, qui donne la vie, soit irréductible

 

De l’horizon surgit un nuage tout noir

Ma vue sur le levant se couvre comme un soir

Douce senteur d’habit qui déguise l’avoir

Tranquillité d’aven dans le sommeil du loir

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 20 juillet, 2010 )

Envolée lyrique

Envolée lyrique

 

Dans les cris de grillons, l’odeur des grillades

Un été carillon déploie sa chaude âme

Brûlée, dorée, bronzée, ressacs des Cyclades

Découvre dénudée la terre des femmes

 

Grain de peau exposé au regard de nos Dieux

Céleste tentation de ce soleil radieux

Grain de sable perlé, accepte d’être écrin

De la machination des couples de demain

 

Oripeaux envolés laissés aux quatre vents

Caresse de Zéphir qui passe doucement

Ou fraicheur de Borée qui calme les ardeurs

 

Il faut parfois courir, Notos est tempéteur

Lorsque nait le désir de l’Euros agicheur

Au temps des passionnés qui pousse au firmament

 

Talengar, poète à ses heures perdues

|