( 30 avril, 2010 )

Rivage

Rivage

 

Sur le bord d’un torrent

Laisse passer le temps

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 30 avril, 2010 )

Geste de l’esprit

 Geste de l’esprit

 

Une main tendu jusqu’à l’horizon

Corde de pendue au fil de la vie

Le lien subtile de la déraison

Joue la futile note du dénie

 

De l’esprit perdu j’attends l’éclosion

Ligne plus ardue d’un nerf incertain

Conduit l’utile mot de l’implosion

Auprès des milles centre de devin

 

Un geste menu dans notre bouche

Trait fin et tenu du silence vain

Tisse les longs cils d’un regard louche

 

Adresse des nues frappe de tes mains

Claque de la rue pour qui prend mouche

Ce procédé vil qui botte en touche

 

Talengar, poète à ses heures perdues
 

( 27 avril, 2010 )

Plumage angélique

Plumage angélique

 

Noblesse de ton fût qui a poussé bien droit

Perfide finition de ta pointe acérée

Perce ce qui t’es dû sans être modérée

Perte, liquidation de ce délicat foie

 

Détresse de la plume aux atours dressés

Cherche ta victime prise en coeur de cible

Traverse l’écume de sang invisible

Flèche qui décime les unions des tressés

 

Cupidon de l’amour, page d’Aphrodite

D’un regard de vautour, oiseau qui médite

Empennage rapace en sa proie se fondit

 

Dérisoire serment aux lois qu’on édite

Sacrifié aux tourments d’un sentiment de lie

Eternelle menace aux passions bénites

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 25 avril, 2010 )

Lumière matinale

Lumière matinale

 

Tu entres dans mon lit, tu caresses mes yeux

Tendresse d’une vie qui renait en pensée

Tu éveilles les sens des mes rêves oubliés

Pour donner consistance à un temps merveilleux

 

Ton voile virginal  enlevé par les cieux

Offrande matinale de lumière formée

Au plaisir de nos corps doucement fatigués

Dans les flots de l’ichor du soleil d’un dieu

 

Les rayons de sommeil qui chatouillent mes draps

Subliment mes envies dans le creux de tes bras

A la senteur de miel de ce jour de printemps

 

Se mêle dans un cri les oiseaux de nos champs

Pour saluer de nouveau l’émergence de Ra

Marque dans ses sabots le passage du temps

 

Talengar,poète à ses heures perdues
 

 

 

 

( 24 avril, 2010 )

Bras virtuels

 Bras virtuels

 

Je t’offre ce havre de sentiments précieux

Un lieu où se grave  les sillons de nos liens

Amitié sans serment qui dit seulement vient

Réconfort permanent de voir les mêmes cieux

 

Je t’ouvre la porte qui mène au réconfort

Celui qui nous porte au-delà des limes

Impérial sentiment qui passe les  cimes

De l’espace et du temps pour te serrer très fort

 

La chaleur d’un câlin fait oublier le vide

Laissé dans les matins d’un gris insipide

La distance se plie la durée dominée

 

Lorsque fait son malin le virtuel solide

Position de replie du réel laminé

Dans les bras enfantins d’un amour d’Ovide

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 22 avril, 2010 )

Sieste nocturne

 Sieste nocturne

 

Dans un demi-sommeil commence le rêve

Délicieuse idylle qui se remplit de sève

Ma pensée servile plie à ma volonté

Mon sang de vermeil, limbe de volupté

 

Le décor est planté, folie de mon esprit

Vague de mes pulsions libérées du mépris

Emporte jusqu’à Sion mes restes de raison

Dans ma chair passionnée résonne un diapason

 

Mélange nocturne pétri d’expériences

Brise du diurne les souvenirs rances

Vagabonde risée d’une brise ambulante

 

Ramène jusqu’au lit, Psyché de l’errance

Le dormeur défrisé à la vue branlante

Que plus rien ne relie à la délivrance

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 20 avril, 2010 )

Renouveau tentateur

Renouveau tentateur

 

Sur le bord du gouffre règne un seul tentateur

Le serpent qui souffre comme un bon spectateur

De cette tragique, et folle méprise

Pris pour un comique, mais quelle surprise

 

Ce pauvre être rampant  défoulé par nos pieds

Qui s’abaisse au néant comme pour le prier

Car cette vile voix ne saurait subjuguer

Aussi bien que la voie dans le vide tracé

 

Maitre de l’hypnose, le fond nous attire

C’est ici la cause du chômage martyr

Lorsque la tradition cède à la dépression

 

Le pas de la fonction déchausse à la pression

Le symbole du mal restera caducé

Lorsqu’on perd l’animal qui osa le premier

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 19 avril, 2010 )

Domaine de choix

Domaine de choix

 

Domaine de la vie ou se déploie la mort

Existence finie, explosion de trésor

Dans le mot de la fin se cache un diamant

Poli sur le chemin de nos plus beaux tourments

 

Domaine du vide et de  l’immortel néant

Saveur insipide sans quête de géant

Le malheur est de ceindre une couronne d’or

D’éternellement peindre une constance en tord

 

Du chaos à l’ordre, peu de lien a tranché

Je préfère mordre dans la pomme branchée

Paradoxe d’un choix libre dans son enfer

 

Car j’élève ma voie sans vouloir la fardée

Etrange désordre, port du maques de fer

Dans ce rôle m’échoie le cap qu’il faut gardé

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 18 avril, 2010 )

Et pourtant…

Et pourtant…

 

Et pourtant je ne me sens pas dans le passé

J’ai juste l’impression de tracer ma route

Avec un manque… et des regrets sans doute

Dans la raison que je ne cesse de forger

 

Qui forme cette armur que je n’ose habiter

Et qui occulte certaines de mes idées

Celles du retour en arrière incompris

Que je voudrais comprendre et qui pourtant sourit

 

Difficile de suivre mes utopies

Volonté de vie, poursuite de mes envies

Le célibat est pour l’homme une liberté

Mais j’ai la tête trop pleine pour y gouter

 

Mon corps insoumis n’est pas juste fait de bois

Je jaillis de l’ornière, trace mon destin

Dépasse le fossé qui s’ouvre entre elle et moi

J’entends encor le serein dans l’air du matin

 

Plénitude de vie arrachée du support

Epave de barque qui voulait perdurer

Dans l’espoir d’arriver dans le meilleur des port

Celui du bonheur auprès de l’être aimé

 

Triste consolation de se savoir vivant

Car pour recommencer ce chemin fatiguant

Découverte de l’illusion des autres

Masques de majorettes qu’il faut fair notre

 

De mon âme meurtrie nait un simple désir

Celui de l’oublie mais sans en voir l’avenir

Quel paradoxe pour un si petit être

Aurait-il fallu que j’évite de naître?

 

Mais je me rassure en essuyant mes larmes

De ma démesure se forme une lame

Celle de me suffir seul pour voir sur mon pic

La vague du monde, charge héroïque

 

Qui veut de mon domaine manger la pensée

Et pourtant au fond, je reste un poète né

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 17 avril, 2010 )

Fond égoïste

Fond égoïste

 

Au coeur de la pierre, une perle de nuit

Chaque jour se serre dans les affres de peur

Intimité d’ombre lieu de sombre chaleur

Qui suinte de la chair, espoir de cher qui luit

 

Sentiment usurpé dans le noir des envies

Pour devenir huppé quand se lève le jour

Hors de ce tombeau git le masque d’une tour

Egoïsme qui surgit se transforme en survie

 

A la vue de chacun se dresse ce bilan

Qui peut tendre la main en desserrant les dents

Vaste interrogation sur la force du don

 

Dans un noir empire, solitude règne

Toi qui renie l’ire alors tu saignes

Pauvre déclamation lorsque tu sens les fonds

 

Talengar, poète à ses heures perdues
 

 

 

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