• Accueil
  • > Archives pour février 2010
( 26 février, 2010 )

Coeur à coeur

Coeur à coeur

 

Etre dans un léger parfum de souvenance

Pour rappeler que de deux tu ne fais qu’un

Début de vies qui semblent en partances

Sans peur de ce que réserve le lendemain

 

Coeur brûlant d’amour devenu passionné

Laisse le feu étreindre ton doux visage

Dans une tempête de désirs raisonnés

Qui transforme peu à peu ton paysage

 

Coeur humain d’anatomie qui va varié

Laisse tes rythmes au choix du musicien

Dans l’harmonique des voix de nos mariées

Qui par nature t’unissent à leur destin

 

Coeur que j’aime dans la douceur d’être à elle

Laisse-moi honorer les sentiments du nom

Dans un juste temps célébré en baryton

Qui te loue toi, inconnue mais toute belle

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 25 février, 2010 )

Courageux

Courageux

 

Support de la pensée

Souris d’adversité

D’un pari sur les dés

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 24 février, 2010 )

Joute élémentaire

Joute élémentaire

 

Envolée flamboyante d’un geyser de feu

Marque la nuit de somptueuses couleurs

Un esprit libéré du carcan des dieux

Devient sans bruit une grande lumière

 

Comme un raz-de-marée dans la flamme du jeu

Eteins le premier jour des histoires de coeur

Et une âme en peine sous le joug des gueux

Retrouve son maître de chaîne et de sueur

 

Dans le rêve éternel d’atteindre les cieux

L’être patiente en attendant son heure

Un mortel parcours de plus de mille lieux

Attend la vie perdue mais qui jamais ne meure

 

Dans un souffle fragile arrive le vertueux

Sans larme ni colère il chasse la pâleur

En faisant des montagnes et de leurs monts venteux

Un havre de chaleur et de sombre douceur

 

Comme un vase d’argile naît le cul-terreux

Façonné dans un monde d’immonde pollueur

Il devient le joyau d’un foyer heureux

En en domptant les armes et les cris de terreur

 

Déchainement ardent de sentiment brumeux

Déracinant l’envie d’un désir tempêteur

Déluge de cendre qui épouse les creux

Pour transformer les formes en informes marqueurs

 

De l’enchainement d’élément spiritueux

Se retire la loi policée de nos moeurs

Ne laissant que ruines et sable poreux

Pour se défendre face à l’assaut du malheur

 

L’alliance de matériaux talentueux

Fait surgir du passé les piquantes humeurs

Et donne à la suite un relent savoureux

Car de mes idées je suis bien l’accoucheur

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 23 février, 2010 )

Montparnasse

 Montparnasse

 

Colline majestuée

Tel l’enfant nouveau né

D’un filet poissonné

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 23 février, 2010 )

Téméraire

Téméraire

 

Règle de mesure

Grand lac de saumure

Carré d’une figure

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 22 février, 2010 )

Coeur d’orage

Coeur d’orage

 

Au coeur de l’orage mon âme s’éblouit

Tempête de rage des éléments de vie

Je suis ce courage et sa symphonie

Pour être dans la page de cette nuit

 

Dans l’harmonie du temps où les éclairs tonnent

Mon esprit se détend, mes pensées résonnent

Echo des sons du sang qui ensembles se donnent

Pour devenir le vent que la foudre sonne

 

Le ciel est de fer dans ce simple concert

Le sommeil se perd pour qui répand l’enfer

Dureté sublime, descend de tes cimes

 

De l’encre de mes vers incarne donc l’amer

Mots toujours victimes, folie de mes rimes

Dans un rayon vert, la fin de mon hiver

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 22 février, 2010 )

Volontaire

Volontaire

 

Se commettre en larcin

Etre sujet du un

Omerta de chacun

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 22 février, 2010 )

Perdu…

Perdu…

 

Je me suis perdu au milieu de ma vie

Personne ne répond à l’appel de mes cris

Comme un arbre mort qui domine dans son champs

Figure foudroyée par les rides du temps

 

Je me suis fait noyer au centre de ma rue

Foules anonymes qui altèrent mes vues

Comme une forêt qui déborde de son lit

Symbole d’un guerrier qui lutte contre l’envie

 

Sur les rails asséchés de la solitude

Pousse la routine de la multitude

Ornière sans détour tu annonces la mort

 

Destinée qui redonne mes habitudes

Plume dressée, rempart pour mon noble trésor

Coeur élevé dans la grâce des préludes

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 20 février, 2010 )

Ephémère

Ephémère

 

Papillon attiré par les fleurs du printemps

Réveille les couleurs de cette saison

Devient avec tes ailes et leurs battements

Ambassadeur de joie dans toutes les maisons

 

Chaque pétale guette ton consentement

Lorsque tu voles au coeur de leur passion

Pour faire tempêter les vents des sentiments

Et succomber au bonheur de la communion

 

La beauté d’une créature éphémère

Nous fait quitter notre monde terre-à-terre

Pour chanter à tous un hymne de la vie

 

De chaque âme pulse la fin de l’hiver

Mais si on ne trouve pas nos deux harmonies

Aujourd’hui sera un jour en enfer

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 20 février, 2010 )

Distraction (ou la déclinaison d’un délire)

Distraction (ou la déclinaison d’un délire)

 

Je te douche, tu me mouche

Je te pomme, tu me somme

Je t’orange, tu m’orage

Je te banane, tu me tatane

Je te chausse, tu me Gauss

Je t’adoube, tu me courbe

Je te riz, te me vie

Je te blé, tu me thé

Je te math, tu me pâte

Je te cuisine, tu me tartine

Je te chocolate, tu me nutellate

Je te glace, tu me tasse

Je te givre, tu m’ivre

Je te vin, tu m’étain

Je te fer, tu me serre

Je te bec, tu me teck

Je te bois, tu me noix

Je te casse, tu me masse

Je te kilo, tu me stylo

Je te marque, tu m’arc

Je te flèche, tu me pêche

Je te poissonne, tu me poisonne

Je te Mithridate, tu m’Andromaque

Je t’Andromède, tu m’Amazone

Je te fleuve, tu me rive

Je t’Amon, tu me Ra

Je te souris, tu me lapin

Je te paire, tu me couple

Je t’ara, tu m’oiseau

Je te cheval, tu me cavale

Je t’Enée, tu m’Ariane

Je te gréer, tu me liane

Je t’armateur, tu m’aventure

Je te voyage, tu me page

Je te livre, tu me sylve

Je te tue, tu me je

 

Talengar, poète à ses heures perdues

123
Page Suivante »
|