( 26 janvier, 2015 )

Rêve d’avenir passé

Rêve d’avenir passé

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Pour écrire de ses larmes, il faut avoir pleuré

Dans un discours humide rongé de souvenirs

Qui donne la mesure d’un passé non-leurré

Ou peut  s’ouvrir la voie de notre devenir

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Pour grandir dans son âme, il faut pouvoir rêver

Imaginer sa vie, vivre son avenir

Dans un monde en suspens qui saurait nous livrer

Un instant du futur qui pourrait advenir

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Pour mourir au monde il faut savoir exister

Quand à chaque seconde s’invite le désir

Ou la notion de temps n’a plus droit de cité

Un paradis trouvé se laisse à nous venir

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Talengar, poète à ses heures perdues

( 26 mai, 2014 )

Les trois jours

Les trois jours

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Jeudi saint, nous avons parcouru du chemin

Pour enfin retrouver nos parents enfantins

Car ils nous attendaient pour nous laver les mains

Et dans la communion se partager le pain

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Vendredi saint, nous sommes dans l’espérance

D’un lendemain et de son insouciance

Car c’est certain, j’ai perdu mon innocence

Dans la passion qui précède la renaissance

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Samedi saint, nous apparaissons hors du temps

Journée ordinaire qui file dans le vent

Mais quand le soir tombe, la veillée et l’encens

Prouve aux fidèles la tenue des serments

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Dimanche de Pâques, c’est la nouvelle donne

D’un avenir heureux que partout on chantonne

Malgré le sacrifice d’une voix atone

Dont le message d’amour aujourd’hui résonne

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Talengar, poète à ses heures perdues

( 19 mai, 2014 )

Les trois arbres

Les trois arbres

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Dans la mémoire de mes racines, je pris vie

Pour grandir vers le soleil de ma descendance

Je me déploie en majesté pour mes petits

Avant d’offrir à la mort sa première danse

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Dans le premier souffle du printemps, je naquis

Pour découvrir le ciel où je vis l’abondance

Je reçois en paix une lumière bénie

Avant de me verdir d’une chaude naissance

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Dans l’harmonie du soir je me pose et souris

Pour dormir sous la lune et chasser la souffrance

Je perçois l’équilibre dans le vent qui rit

Avant d’ouvrir mes deux yeux sur mon existence

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Dans le cœur de la nuit, au milieu de Paris

Pour un temps éphémère une ronde de stance

Je deviens l’arbre-mots pétrie de son alchimie

Avant de donner au monde son chant de chance

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Talengar, poète à ses heures perdues

( 6 mai, 2013 )

Accroche simple

Accroche simple

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A la croisée de nos chemin,

Mûrs pour choisir notre destins

Ou perdus dans un brouillard vain,

Usons de ce nouveau matin:

Reprenons notre cœur en main

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 15 février, 2013 )

Un jour de plus

Un jour de plus

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Une belle journée aux portes de la mort

Commence à la lumière de l’astre endeuillé

Par la perte à l’instant de son monde enchanté

Le soleil se lève quand un rêve s’endort

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Une nuit étoilée m’offre ses bras si fort

Que je cherche un moment un temps pour respirer

Mais mon inspiration m’ouvre à l’éternité

La lune me réveille en me jetant un sort

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Sur la route du ciel j’aperçois le bonheur

Qui trace en silence sur la voie de mon coeur

Une étoile filante qui oublie ses pas

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Dans les échos du vent j’entend mon âme-soeur

Qui attend impatiente l’heure du trépas

Pour que l’aube nous voit des illusions vainqueurs

 

Talengar, poète à ses heures perdues

( 25 juin, 2012 )

Toile de fond

Toile de fond

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Je nais sous le pinceau de la mélancolie

Silence intérieur de mes battements de cœur

Je passe comme un sot à côté de ma vie

Du désir extérieur de quitter ma candeur

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Je vis sous le boisseau, attendant l’accalmie

Au rythme de la peur qui ronge mes ardeurs

Et je pleurs en ruisseau sur le sort de ma mie

Qui n’existe, rêveur, qu’en pensée sans saveur

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Je meurs  dans le faisceau de ma sombre folie

Dans le temps des douceurs ou s’ouvre la douleur

D’une mort en sursaut, chemin de la survie

Tracé à travers l’heure à l’aube de mon bonheur

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Talengar, poète à ses heures perdues

 

 

 

( 24 juin, 2012 )

Sang l’autre

Sang l’autre

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Une douleur dans ma peau une erreur dans mon être

Je brûle d’un son qui ne devrait jamais naitre

J’ai mal dans cette chair, qui me souffle en silence

Une souffrance de glace qui toujours me lance

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Perdu dans le blizzard mon chemin disparait

Sans carte de mon  enfer, je vis ma géhenne

Comme une longue plaine inondée par la haine

Pour que dans un gouffre immense je tire un trait

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Mourir de la main qui pourrait nous faire vivre

Oublier sa conscience dans le vent de givre

Se réveiller demain serait la solution

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Envahi par le doute et dilué dans le « ivre »

Alimenté par mes larmes de malédiction

Quand ce sont tes lames qui puisent mes étrons

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Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 23 juin, 2012 )

L’été-nuit

L’été-nuit

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Dans l’ombre d’un pommier je reconnais l’été

Qui s’ouvre dans le noir de la plus courte nuit

Cette vue m’entraine sur les bords du Léthé

Ou je m’assomme dans des tourbillons d’ennuis

Car les pâturages finissent d’allaiter

Le nouvel arrivant, ce petit qui nous nuit

Qui oubliera bientôt sa boisson de lait-thé

 

Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 11 mai, 2012 )

L’art gras

L’art gras

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La musique envahi un pan de mon esprit

C’est une valse qui m’emporte dans le vent

Je parle je joue je ris, c’est ma mélodie

Qui prise dans le ton les relents du printemps

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La danse me poursuit c’est un pas de ma vie

Un couple de noceur qui jamais ne se ment

Complicité secrète nimbée d’harmonie

Qui découvre un sourire quand chauffe le sang

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La poésie me hante au fond de mes envies

Comme ce vers qui s’abreuve de mes serments

Je m’ouvre pourtant dans cette mélancolie

Symbiose de parasites décadents

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Talengar, poète à ses heures perdues

 

( 24 mars, 2012 )

Eclaire du passé

Éclaire du passé

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Au détour d’un ravin une voie s’offre à nous

C’est parfois un chemin qui mène vers l’impasse

Ou bien un raccourci qu’il faut suivre debout

Dans l’espoir d’un sursis dont la fin nous dépasse

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Le retour d’une main fait voler les tabous

De la peur de demain, angoisse de la masse

Qui retire à la vie la sève du redoux

Où s’annonce l’envie du regret qui trépasse

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Se choisir un destin quand s’ouvrent les remous

Sans esprit de devin dont l’avenir se lasse

C’est relancer son cri à l’assaut de la boue

Qui recouvre de lie nos souvenirs fugaces

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Talengar, poète à ses heures perdues

 

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